Regard historique sur les appareils utilisés dans notre vie de tous les jours

Le collectionneur aime que les appareils de sa collection fonctionnent. Il aime donc y mettre de la pellicule et les tester.
Plus l'on s'éloigne de l'argentique plus cela devient difficile. Les formats passent et trépassent. Il y a bien longtemps que l'on a dû abandonner l'idée de tester des plaques petits formats ou les films plan en paquet.

Il est ardu de trouver du 127 NB. Il n'y a déjà plus que le 135 et le 120/220, avant que cela aussi ne disparaisse.

Au fil du temps nous nous efforcerons de placer sur ce site des photos faites avec nos appareils de collection.


Mais, collection mise à part,    

qu'avons-nous utilisé concrètement au cours des décennies écoulées ?


1953

Le premier appareil de Jacques fut un Kodak Brownie Holiday (127 – 4x6.5cm)  reçu vers ses 8-10 ans.

1964

Puis plus rien d'autre jusqu'à un Pentax Spotmatic, peu avant sa 20ème année. Odile, déjà durant sa formation, travaillait avec un Rolleiflex 6x6, une cellule Lunasix et un flash professionnel Braun.

1973 / 75

Premier départ en couple en Asie, au Népal; ils embarquent le Spotmatic et une caméra Super-8 Bauer. En 1975, ils acquièrent en Suisse un premier F2 Photomic avec un Nikkor-S 50mm f:1.4 et un 200mm (1ère version assez encombrante).

1976-77

Par la suite ils acquerront un deuxième boîtier F2 (pratique quand on fait nb et couleur ou dias et négatif) et toutes sortes d'équipements annexes (un Nikkor-H-C 28mm, un prisme en toit, un viseur de poitrine, une flopée de filtres et de verres de mise au point, etc.).
L'attirail est complété par un boîtier Nikkormat ELW (marqué EL, mais qui reçoit son moteur AW-1) ainsi que par l'un des rares mauvais objectifs jamais produit par Nikon (a-t-on appris après coup, bien sûr!): le zoom Nikkor-C 43~86mm (manque de piqué, vignettage). Le 200mm est remplacé par la nouvelle mouture, légèrement plus compacte.
Tout cet équipement robuste fut plus tard complété par un deuxième Photomic et par un caillou 19mm (Vivitar très correct).
Bref c'était l'idéal pour les conditions rustiques de nos séjours et voyages des années 70-90 (Népal, Indonésie, divers pays en Afrique en particulier), mais bien lourd.

1998

Pour un voyage sac à dos au Japon cette année-là, alors même que les premiers APN sont en vitrine, ils s’équipent sans honte d’un très compact Minolta VeCtis 300 dont on a dit parfois qu’il avait été le meilleur APS compact. La photo pratique, quoi!

1999

Fin de la décennie : un Leica M6, pour se remettre sérieusement à la photo; avec une paire d’optiques bien classiques: le 35mm et le 90mm, un ensemble assez léger et discret.
Quelques considérations à ce sujet : pour nous ce Leica a correspondu à une envie de retour à la photo «manuelle», au moment où tout semblait devenir automatique ou du moins fortement assisté par la technique. Les Nikon F2 étaient un peu dépassés (quoique toujours bien là) et il fallait choisir entre leur successeur ou un choix radicalement différent. Ce fut ce M6 .

Paradoxalement, c’est grâce au Leica que nous avons opéré un passage graduel au numérique. En raison de la qualité de ses objectifs, nous avons poursuivi le travail en argentique (NB et couleur) en nous contentant de faire développer nos films par notre photographe («découpés en bande de six, merci !») et de les traiter avec notre propre laboratoire informatique (liquidant du même coup ce qui nous restait de laboratoire argentique). Un très bon Nikon Coolscan 4000 ED acquis conjointement avec une connaissance (alors que ce type d’appareil coûtait encore une petite fortune) nous a permis cette transition : film argentique + image numérique + tirage par laboratoire photo (après quelques essais moyennement concluants aux débuts des années 90 de tirage avec des imprimantes jet d’encre).

2006 puis 2010

Aujourd’hui, après avoir utilisé un Canon Powershot 620 pendant près de 5 ans (bien pratique avec ses batteries AA et son écran pivotant), nous continuons sur la même voie avec, tout simplement, un Canon G11 (complété d'un flash externe Speedlight 270EX); un bien bel outil permettant de faire de la photo à l’ancienne (tout en manuel) ou de se laisser aller en profitant du high-tech. C'est avec cet appareil qu'ont voyagé Jac Odi en Asie en 2010 et pris quelque 10'000 clichés.
Nous n’avons pas fait le saut vers le reflex numérique. Preuve en soit l'achat (à prix bradé pour un tel bon appareil) d'un Canon G12 juste avant de partir en voyage asiatique début 2012).

 

 

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