Voyage 2012 : Cambodge 3ème / 2ème visite

 

 Les photos du Cambodge, c'est ici !    Nous sommes de retour et travaillons à en améliorer le choix et la présentation.

 

 

 

Aprês un petit mois au Laos, nous entreprenons la suite (et la fin) de ce nouveau périple asiatique Nord-Sud, au Cambodge, comme prévu.
 
Pour rappel, ce sera la troisième visite pour Odile aux Khmers et la deuxième pour Jacques.
 
Mardi 31 janvier 2012

Un vol d'une heure devrait nous avoir poussé de Pakse à Siem Reap.
Malheureusement l'avion entrant (celui qui devait nous transporter) a eu de sérieux ennuis de moteur (fumées noires visibles à l'atterrissage...).
Un autre avion appellé à la rescousse nous amènera à bon port avec trois heures de retard... pas de quoi en faire un plat.
Bref : nous sommes bien arrivés a Siem Rap et y avons retrouvé nos amis à l'Auberge du Mont Royal.
 
Au plan des nouvelles tristes, le 27 janvier 4 enfants ont été tués au Laos (et trois grièvement blessés) par l'explosion d'une bombe à fragmentation datant de la guerre américaine. La mère avait allumé un petit feu en bordure d'un champ ; la bombe (une gâterie issue d'une bombe à sous-munition du siècle passé) était sous le foyer... Bref, le scandale continue !
 
Jeudi 2 février 
A Siem Reap, comme prévu, nous retrouvons nos marques avec plaisir : belles choses, bons restaurants et massages.
Demain et dimanche excursions (on ne se lasse jamais) à Angkor Vat et autres sites angkoriens proches de Siem Reap.
Samedi nous irons tout au Nord du Cambodge visiter le temple Preah Vihear sur la frontière avec la Thaïlande, ayant fait l'objet d'une récente (mais récurrente) dispute territoriale. Plus de 400km A/R.
Nous nous réjouissons, le site ayant été fermé pendant quelques mois fin 2011.
Il fait une agréable 30 degrés contrastant avec ce que nous entendons à propos de l'Europe centrale et même de la Grèce et de l'Italie.
Pour tout le mois de février nous avons des numéros de tel cambodgiens. En voici un : ++ 855 889 432 984 à toutes fins utiles.
 
Ce soir nous apprenons les températures qui attendent les Européens et nos proches dans les jours à venir. Nous serons en pensée avec vous.
Merci à JD de ses nouvelles et confirmations.
Bonne poursuite et fin de leur voyage à Christian et Eveline.
Bon déplacement à Lisbonne à Evelyne (nous avons appris qu'il faisait frais même en Algarve ! Brrrrrr !).
 
Vendredi 3 février
Le plaisir de retrouver notre guide préféré, M. Ouk Sa Moeun pour une première nouvelle sortie sur les sites d'Angkor proches de Siem Reap : Angkor Vat, Angkor Thom, Bayon, etc. Une retrouvaille de qualité. Notre guide comprend bien que nous accueillons ses explications avec intérêt, mais que cette fois-ci, nous aspirons à retrouver cette atmosphère propre aux sites angkoriens. Certes le matin la foule a quelque chose de décoiffant. C'est le moment de préciser que la majorité des touristes sont désormais asiatiques. Coréens, Chinois, Thaïlandais, Vietnamiens et Japonais (désormais minoritaires) sont nombreux et voyagent et visitent, en général, en groupes.
L'une des caractéristiques de ces touristes, c'est qu'ils adorent se photographier devant les monuments. Nous l'avions déjà découvert en Chine en 2007 et en 2010. Pour le photographe qui cherche le bon sujet, le bon angle et la bonne lumière, ce n'est pas un cadeau : il y a toujours quelqu'un-e de mal placé devant votre objectif. Cela devient donc l'exercice de la patience. Malheureusement les touristes sont là en nombre quand la lumiere est bonne : tôt le matin et l'après-midi. A midi, lorsque la lumière écrase tout, comme tout le monde ils sont à la pause repas...
Mais il y a des moments où le dieu Kodak (façon de parler, vu ce qu'il vient de lui arriver) veille au grain et où, des créneaux d'opportunités s’ouvrent : 10 minutes seuls (seul de chez seul) sur une partie d'un site... le régal.
 
A part une panne de véhicule lors de notre sortie (20 minutes plus tard un véhicule de remplacement avec un nouveau chauffeur était sur place... nous sommes au Cambodge à Siem Reap... pas au fin fond du Laos) et une entorse d'Odile (dont elle devrait se remettre rapidement) ce n'est que du bonheur.
 
Samedi 4 février
Mémorable sortie pour aller voir le temple Preah Vihear sur la frontière avec la Thaïlande. Du pas banal : 460km de route A/R dans la journée (l'hélico est quand même trop cher à plus de $2'000 la sortie!!!). Un contexte que nous connaissions mais dont nous n'imaginions pas la réalité. Arrivés au pied de cette montagne de quelque 600m. dominant la plaine, on change de véhicule. Il faut impérativement un 4x4 pour s’y hisser. Même si une toute nouvelle route de montagne (digne des beaux ouvrages alpins) vous permet de prendre de l'altitude, le dernier kilomètre est vertigineux et on le parcourt à 10 à l'heure.
Arrivé au sommet, nouvelle surprise pour le touriste étranger : non seulement on traverse un camp militaire (il y a plein de soldats partout, avec armes, tentes et bagages) mais encore on se situe sur une véritable ligne de front : sacs de sable, tranchées, petits fortins... tout y est. Au cours des 3 dernières années quelques escarmouches ont fait quelques morts et creusé quelques petits cratères.
La bonne nouvelle, c'est que le temple du IXème siècle est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. De nombreux drapeaux le signale, ainsi que la signalétique usuelle (et en situation bien réelle) de monument à ne pas bombarder.
Reste que la visite vaut absolument son pesant de temps et d'argent (l'excursion n'est pas donnée, surtout en solo). Ce temple dominant la plaine cambodgienne est lui-même construit sur un plan incliné et le temps superbe qu’il faisait le dégageait encore de la belle nature environnante.

 

Dimanche 5 février
Nous reprenons quelques (re)visites plus classiques sur les sites angkoriens proches de Siem Reap. Tout d'abord l'incontournable Tha Prohm, LE régal du photographe. Les fromagers majestueux continuent d'embrasser de leurs puissantes racines murailles et édifices. Mais l'on constate (ici comme ailleurs) que, graduellement, un nettoyage se fait. Il restera certainement en fin de compte quelques fromagers, mais chaque fois que les racines menacent le maintien en l'état d'un corps de bâtiment, c'est le fromager qui est sacrifié. Graduellement le visiteur s'éloigne des visions de Mouhot, Malraux ou même du touriste des années d'avant les Khmer Rou ou des années 80/90 du siècle dernier.
A propos de restauration: certains chantiers sont en panne de financement. Même si l'autorité Apsara qui encaisse l'argent des visiteurs (et ce n'est pas peu dire) travaille en entretenant à la quasi perfection cet ensemble de la taille du canton de Genève, elle conduit quelques petites fins de chantier, mais à petite vitesse et avec de petits moyens.
 Ce dimanche nous aurons revisité Kravan, la porte nord du Banteay Kdei, Tha Prohm déjà évoqué, la porte de la Victoire, le Lolei, Preah Ko et le Bakong, les trois derniers faisant partie du groupe Roluos. [Ces indications non commentées sont utiles à notre propre journal, notamment pour repérer ensuite nos photos].

Dimanche soir nous avons eu le grand plaisir d'être invités dans une famille cambodgienne pour un repas et des échanges. Belle maison traditionnelle de bois, sur pilotis avec cuisine sous la maison, au milieu d'un quartier assez dense mais silencieux, car sans trafic. Le temps a passé très vite et les mets khmer raffinés qui nous ont été servis nous ont beaucoup plu. La bière a coulé à flot aussi. Avec le maître de maison, guide touristique indépendant (ce n'est PAS Ouk Sa Moen, 'notre' guide) nous avons parlé de son projet de développer son propre site WEB.
Odile a même pouponné quelques instants... les enfants (tous plus mignons les uns que les autres) étant de la fête (une fois la timidité surmontée).
Merci à San de son invitation qui restera un très beau souvenir dans nos cœurs; l'hospitalité de sa famille nous a fait grand plaisir.
Nous restons un jour de plus à Siem Reap pour permettre à Odile de reposer sa cheville encore bien enflée.

 

Lundi 6 février
Un jour blanc... voulant dire par là, un jour sans programme particulier.
Tenant compte de la température (36 Celsius hier et aujourd'hui) nous méritons occasionnellement de ne rien faire. De plus il y a de nombreux préparatifs pour une importante fête bouddhiste, demain 7 février, dans tout le pays (et imaginons-nous, dans tout le monde bouddhiste), le Meak Bochea.
Pour le reste nous avons acheté un peu de fromage et de pain et ouvert, ce midi, notre première bouteille de vin rouge depuis notre départ il y a un mois. Ensuite sieste au frais.

 

 

Après-midi, visite importante d'une exposition organisée au centre Bophana (du nom d'une jeune femme victime des Khmers Rouges) présentant le travail photographique d'Elizabeth Becker, journaliste étasunienne, en décembre 1978. Il s'agissait du premier voyage de journalistes étrangers au Kampuchéa démocratique, c'est-à-dire sous les Khmers Rouges et organisé par eux. Des interviews de Pol Pot, des visites de coopératives idéales (que Becker qualifie de Villages Potemkin), une promenade organisée pour les 3 étrangers, dont le Prof. Malcolm Caldwell, intellectuel sympathisant du régime Khmer Rouge... qui fut assassiné dans sa chambre d'hôtel juste avant le terme de la visite. Becker (correspondante du Washington Post) et Richard Dudman, l'autre journaliste étasunien, quittèrent Phnom Penh un mois avant l'attaque vietnamienne qui mit fin au régime de terreur instauré par l'Angkar padevat.

Sans lui jeter la pierre, nous remarquons que notre sympathique conducteur de tuk-tuk, que nous invitons à nous joindre à la visite de l'expo dans ce centre culturel, ne la visite pas et se contente de s'asseoir sur un banc sous l'affiche, que nous voyons pour la première fois, du film de Rithy Panh, "Duch, le Maître des forges de l'enfer".

                     Photo source et © : AFP   

 
Encore une nouvelle tragique: notre quotidien Phnom Penh Post nous apprend que fin de semaine passée, 8 paysans (femmes, enfants et deux hommes) ont été tues lorsque leur motoculteur a heurte deux mines anti-véhicules, restant de la guerre américaine; trois autres personnes sont grièvement blessées. Ces agricultures se déplacent souvent en famille sur le lieu de leur travail, leurs champs. Dans ce cas, ils avaient emprunté une voie rurale peu fréquentée, non déminée. Chère payée, l'erreur de jugement.

Mardi 7 février : Jacques fait ses adieux à Angkor Vat; il y passe près de 4 heures dès le lever du soleil.
Puis préparation au départ. Ce sera avec tristesse que nous quitterons tous nos amis à l'Auberge du Mont-Royal à Siem Reap, un endroit où l'on se sent comme chez soi. Merci à M. et Mme Prim, à notre chère San et à toute l'équipe qui fait de cet hôtel un lieu si agréable à vivre.

Mercredi 8 février
En route direction Sud-est: nous partons pour Kompong Cham, en passant par le superbe groupe de temples préangkoriens de Prasat Sambor Prei Kuk, du VIIème et VIIIème siècle, proches de Kompong Thom. Ruines splendides en briques de terre cuite dont certaines sculptures, vieilles de plus de 12 siècles, sont encore de très belle apparence. Beaux édifices octogonaux. Un site comprenant trois ensembles disséminés en forêt: Prasat Tao, Prasat Samor et PrasatYeai Poeun. Belle balade à la clef avec de charmantes guides de 7 et 8 ans; les pieds dans les feuilles mortes par 35 degrés.
Malheureusement, quelques cratères de bombes larguées par les B-52 et quelques destructions en conséquence sont à déplorer.
Ce fut l'un des moments forts de notre voyage, même si les sites d'Angkor, de Preah Vihear ou encore de Vat Puh, au Laos, sont plus impressionnants.

 

Tout ce voyage nous offre un festival de cultures (au sens agricole du terme): le maïs, le manioc, les aubergines, les courgettes, les manguiers qui plient sous la charge (c'est la pleine saison et elles sont délicieuses), les choux chinois, les laitues, les patates douces, la canne à sucre, les cocotiers, chargés un max - eux aussi. La campagne est superbe. Et n'oublions pas le riz, en belle croissance là où l'irrigation le permet (en général à proximité du Mékong ou de ses affluents principaux).

Bien arrivés à Kompong Cham au bord du Mékong, petite ville agréable avec son grand pont Kizona sur le Fleuve, datant de 2001. Nous n'y passerons que 36 heures.

Jeudi 9 février
Ce matin tôt, belle sortie en bateau, d'abord sur le Mékong puis en remontant une petite rivière (Tonle Toch) - aux eaux déjà très basses - sur une dizaine de km. Voyage total, à l'estime, environ 20km aller et autant au retour. ;-) .

But de notre déplacement (nous avons préféré un bateau rapide): la très belle pagode Vat Maha Leap, l'une des rares entièrement en bois qui restent dans le pays. Beau lieu de prière encore orné de frises peintes datant du XIXème siècle (voire antérieures - à vérifier). Sort tragique de cet édifice: il a servi d'hôpital sous les Khmer Rouges et a ainsi été 'préservé'. Toutefois, les parties basses et les grandes colonnes noires ornées de motifs dorés ont dû être repeintes.
La pagode (qui comprend aussi d'autres bâtiments occupés notamment par les moines et un petit centre de sante) jouxte une grande école primaire. Les enfants, en pause de recréation, cueillaient des fleurs parmi les tombes (dont celles des 500 victimes des Khmer Rou enterrées ici) et en faisaient de jolies guirlandes tressées avec soin. L'excitation aidant, il n'a pas été facile de photographier ces dizaines d'hyperactifs et leur belle production. Puis la cloche a sonné et ce fut la débandade.

Beau retour où nous croisions des maisons sur l'eau, des bus fluviaux, des pêcheurs, des dragueuses de sable... rappel qu'au Cambodge un nombre élevé de gens vivent sur ou de l'eau.

Nota bene: actuellement Jacques est un peu coincé pour la production de photos pour le site. Les ordis sont vieux et mal équipés. Idem pour la correction orthographique.

Vendredi 10 et samedi 11 février
R.A.S., sinon que nous sommes bien arrivés à Phnom Penh après un voyage en bus épuisant (une véritable étuve, 4 heures durant). Nous y retrouvons avec plaisir 'notre' hotel de 2010, le Golden Gate à la rue 278.

Nous sommes occupés par toutes sortes de choses (en lisant plus bas vous comprendrez).
Pauses gastronomiques (notre quartier à Phnom Penh est plein de bons petits restaurants) et massages.
Bon week-end à toutes et tous.


La ville est animée, mais la plupart des petites rues font penser à la rue principale d'un village: les gens vous reconnaissent et vous disent bonjour dès le deuxième jour, les poules slaloment entre les vélos et motos, les chiens dorment parfois paresseusement, au péril de leur vie, au milieu de la chaussée. Les terrasses sont nombreuses et accueillantes (les Khmers sont des gens accueillants, souriants et heureusement dépourvus de cette mentalité de harcèlement que l'on voit a l'égard du voyageur étranger dans certains pays. Vous dites poliment 'non, merci !' en khmer,et avec le sourire et la messe est dite.

Dimanche 12 et lundi 13 février
Toutes les bonnes choses ont une fin. Malheureusement la foulure d'Odile s'avère, 7 jours plus tard, être une fracture de la malléole externe.
Nous sommes donc en train de nous réacheminer en direction du bercail. En effet, le voyage comme nous aimons à le faire n'est plus guère possible. Notre Nord-Sud aura donc représenté une intrusion moins profonde que souhaitée dans le Sud du Cambodge. Adieu Takeo, Kampot, la mer cambodgienne! Ce sera pour une autre fois, comme aiment à le dire les optimistes.


A bientôt, amis qui nous ont suivis, de nos nouvelles mais du froid, cette fois-ci !

De tels incidents permettent de jauger le niveau des services de santé. La clinique à laquelle nous nous sommes adressés, poche de notre hôtel et 'sous management français' a certainement fait l'affaire, la fracture d'Odile n'étant pas trop grave. Le médecin cambodgien qui s'est occupé du cas (et nous a reçu par trois fois) nous est apparu compétent. Mais les moyens sont limités: par exemple, pas de semelle disponible pour le plâtre, pas de bottine-coque d'immobilisation ...; chaque demi-journée Jacques refait le montage avec bandes, chaussette tubulaire, sparadrap-scotch, afin que le pied d'Odile ait l'air présentable, puisque le reste du temps le plâtre est en contact direct avec le sol. En effet, nous sortons quand même pour manger et pour faire un usage, raisonnablement ralenti, du temps qu'il nous reste ici, au chaud, en Asie du Sud-est. :-)
Au niveau coût, y a pas photo: à vingt dollars la consultation et cinquante l'acte médical consistant à ausculter puis plâtrer ... rien à dire. A 30 dollars la radiographie et son interprétation par le/la radiologue, non plus. Les médicaments etc... sont aussi très bon marché (et nous sommes dans une clinique privée), au point de nous insurger (in petto) contre les prix innaceptablement élevés des médicaments en Suisse.
Un accident ou des soins dans un autre pays, c'est toujours une leçon de chose. Mais nous savons bien que la qualité élevée des soins en Suisse a un prix... hélas!

Mardi 14 février
La Saint-Valentin ! Les Amoureux du Mékong, malgré les déboires, ont le sourire. Clopin-clopant ils ont fait leurs adieux à la région en visitant un dernier Wat (Wat Phnom), le seul situé sur une colline à Phnom Penh, dédié en partie à celle qui est le porte-bonheur de la ville.
Ensuite les achats de dernière minute (puisque le départ se précise pour ce soir) et enfin un repas sur les bords du Mékong, sur une belle terrasse surplombant le port des croisières. Un Singapore Sling pour l'apéro et du buffle d'eau aux aubergines et piments ... l'affaire est faite... le voyage est bouclé. Six semaines au lieu des huit prévues.
Nous entendons que le courant polaire sur l'Europe faiblit... merci a lui.

Nous nouerons la gerbe du voyage au retour! Mais d'ores et déjà, malgré sa fin abrupte, ce fut un bien beau périple ! Nous en sommes tous les deux très heureux.

Mercredi 15 février
Nous sommes à Bangkok depuis hier soir, grâce à un service d'évacuation qui nous a facilité la tâche depuis Phnom Penh jusqu'à un hôtel ici où nous attendons confirmation de la suite du voyage aujourd'hui. Nous espérons que tout se passera bien et que nous serons demain chez nous sur les bords du Léman.
Bangkok ou des attentats iraniens viennent de frapper notre quartier (nous n'inventons pas). :-(

Pour le reste, tout a très bien fonctionné: chaises roulante à PP et à BKK, accueil à BKK et transfert à l'hôtel impécables !
Odile a subi sa dernière injection anti-thrombose ce matin; Jacques devient expert en intramusculaires. ;-)

Cela mis a part, notre quartier a Bangkok, après 3-4 semaines au Laos rural et 2 semaines au Cambodge, a des allures de grande cité moderne qui nous tourne un peu la tête. La ville semble ne jamais vraiment s'arrêter... mais nous la connaissons mal et ce n'est pas cette fois-ci que nous y consacrerons du temps. La tête est à autre chose. Lecture (Jacques attaque le Muhot) et visionnement de DVD sur la guerre du Vietnam acquis au Cambodge.


Jeudi 16 février

De retour chez nous via Dubai avec une très bonne compagnie (que Jacques connaissait déjà: Emirates pour l'avoir pratiquée dans sa vie professionnelle)! Le voyage fut horriblement long: 48 heures ! Nous avons quitté Phnom Penh mardi à 18:30h et sommes arrivés chez nous jeudi à 14:00h. (+ six heures de décalage à ajouter!). A Bangkok, il ets vrai, nous avons bénéficié d'un hôtel très correct pour tout le temps d'attente. Et puis, chaque étape a été marquée par une démonstration de l'efficacité des installations aéroportuaires à gérer les personnes en chaises roulantes (il n'y a guère d'alternative, chaque aéroport nécessitant souvent deux-trois kilomètres de parcours à pied et sur des escaliers).


Merci aux amis qui nous ont lus régulièrement - leurs échos (notamment de sympathie, ces derniers jours) nous ont toujours fait plaisir !




Suite (et fin) du programme : Après ce retour prématuré dans nos pénates, ce sera la reprise  et pour Odile quelques semaines de patience encore !

 

 

 

Liste des hôtels dans lesquels nous sommes descendus au Cambodge et brêve appréciation.

 

 

 

B. Cambodge Nom de l'hotel du... au... type Appréciation
Siem Reap Auberge
Mont-Royal
31.1-8.2 hôtel

Nous ne pouvons que recommander l'Auberge.
Il s'agissait de notre deuxième visite et nous avons été traités comme
des amis par M. Prim et son équipe efficace. Mme San fait merveille à la réception et fournit d'utiles informations.

L'hôtel vient d'être agrandi et nous avons bénéficié d'une chambre récente,
de bonne taille et bien équipée.  Le restaurant est toujours aussi sympathique (pour les soirs où l'on a pas envie de ressortir) et la cuisine bonne.

La piscine et le salon de massage (les masseuses viennent de l'extérieur,
mais le confort est celui de l'hôtel) ainsi que les véhicules disponibles
rendent le séjour très agréable.     Nous recommandons.

Kompong Cham Monorom
VIP Hotel
8-10.2 hôtel Donne sur le Mékong. Si vous voulez une fois dormir dans une chambre kitch de chez kitch, n'hésitez pas! Photos sur leur site. Les chambres sont vastes. Par contre très bon rapport qualité-prix (mais sans PDéj., qu'il faut prendre à côté ou ailleurs). L'immeuble voisin était en travaux, mais par nature c'est temporaire.
Phnom Penh Golden Gate 10-14.2 hôtel Ici aussi il s'agissait de notre deuxième visite et nous avons été bien traités (avons dû changer de chambre, mais nous étions préavisés). L'hôtel est très courru des expats (ONG, chercheurs,...) qui restent assez longtemps et/ou reviennent souvent. Le quartier (rue 278) est très agréable : une rue de village avec plein de petits restaurants, (certains très bons), de petits magasins, d'agences de voyage, de discrets salons de massage. Nous recommandons. 
Bangkok Asoke Residence
Grand Mercure

14-15.2

Suites  pour résidence de longue durée

Un passage bien malgré nous sur le chemin de l'évacuation sanitaire direction le bercail: y avons passé 36 heures (de 23h. à minuit le lendemain - soit 1½ nuit facturée). Mais pour une telle suite, un véritable appartement de 90m2 à l'estime, totalement équipé, le prix est raisonnable. A considérer pour des séjours de longue durée à BKK.
A deux pas de la station Asoke (croisement du sky train et du métro) en bordure du quartier Sukhumwit.

L'hôtel a un tuk-tuk de luxe faisant la navette vers cette station tous les 30 minutes.